21 septembre 2026

Je ne me souviens pas de mes rêves

« Je ne me souviens pas de mes rêves. »

C’est l’une des phrases que j’entends le plus souvent lorsque je parle de rêves.

Parfois même : « Moi, je ne rêve pas. »

Pourtant, au réveil, il reste parfois quelque chose.

Pas une histoire entière. Pas un rêve que l’on pourrait raconter du début à la fin.

Une couleur. Une présence. Un lieu. Une émotion étrange. Une sensation dans le corps.

Et c’est peut-être par là qu’il faut commencer.

Au réveil

Qu’est-ce qui reste ?

Ne cherchez pas tout le rêve.
Cherchez sa première trace.

Commencez plus petit.

Au réveil, nous avons tendance à nous poser une immense question :

« Qu’est-ce que j’ai rêvé ? »

Et lorsqu’aucune histoire complète ne revient, nous concluons trop vite : « Je ne me souviens de rien. »

Essayez autrement.

Cherchez simplement la première chose encore présente.

01 Une couleur
02 Une personne
03 Un lieu
04 Une émotion
05 Une sensation
06 Une image étrange

Même quelque chose d’infime compte.

Vous n’avez peut-être pas retrouvé votre rêve.

Mais vous venez d’en retrouver une trace.

La technique de la graine

Ne cherchez pas.
Laissez revenir.

Demain matin, avant de vous lever, restez quelques instants là où vous êtes.

Avant le téléphone. Avant les notifications. Avant que la journée commence.

Observez simplement ce qui est encore là.

Une trace peut en réveiller une autre.

Un mot vous vient ? Gardez-le.

Une image ? Gardez-la.

Une sensation étrange ? Gardez-la aussi.

Même ceci compte

« Je sais que j’ai rêvé, mais je ne sais plus de quoi. »

Le souvenir peut revenir par fragments.

Une émotion rappelle une image. L’image fait revenir un lieu. Le lieu rappelle une personne.

Puis, parfois, une scène entière réapparaît.

Ne forcez pas le souvenir. Suivez-le.

Trois mots suffisent.

Gardez un carnet près du lit, ou une note consacrée uniquement à vos rêves.

Vous n’avez pas besoin d’écrire une page.

Une trace

Bleu · gare · peur

Trois mots.

C’est déjà une matière.

Quelques secondes

Laissez le jour attendre.

Le téléphone, la lumière, les conversations, les choses à faire…

Le monde du jour revient très vite.

Le rêve, lui, est encore fragile.

Avant de regarder votre téléphone, revenez simplement à la question :

Qu’est-ce qui reste de cette nuit ?

Essayez pendant sept matins.

Pendant une semaine, ne cherchez ni performance ni rêve spectaculaire.

Chaque matin, récoltez simplement ce qui reste.

Jour 1 une émotion
Jour 2 rien
Jour 3 une personne
Jour 4 deux images
Jour 5 une scène
Jour 6 quelques mots
Jour 7 peut-être un rêve entier

Certains matins, il ne restera vraiment rien.

Notez simplement : « Rien aujourd’hui. »

Ce n’est pas un échec.

Le but n’est pas de produire un rêve.

Le but est d’apprendre à remarquer ce qui reste lorsqu’il y en a un.

Votre première graine peut être minuscule.

Une porte.

Un animal.

Une odeur.

Une couleur.

Une personne que vous n’avez pas vue depuis longtemps.

Une sensation impossible à expliquer.

Ne cherchez pas encore ce que cela signifie.

D’abord, recueillez.

L’interprétation viendra ensuite.

Lorsque quelque chose revient

Oni n’a pas besoin d’un rêve parfait.

Une scène incomplète, quelques fragments, une émotion ou une sensation peuvent déjà être déposés.

Racontez simplement ce dont vous vous souvenez.

Raconter ce qui reste
La graine de ce soir

« Demain matin,
je regarderai ce qui reste. »